Courir, oui, mais en club.

Si j’ai toujours aimé trotter un peu, j’ai passé la vitesse supérieure il y a une dizaines d’années, lors de mon premier 10 km, avec un ami qui m’avait alors motivé. Ces 10 km (de Boulogne, ou de Vincennes, BON JE NE SAIS PLUS, c’était dans un bois, oké ?) furent l’occasion de courir pour une bonne cause, celle de Handicap International. Je découvrais alors l’ambiance, les spectateurs qui encouragent les coureurs, l’effervescence de la course, avant, pendant et après, etc…

Cette jolie prise de conscience : courir avec un objectif, courir pour une cause, courir dans un cadre festif, m’a donné envie de renouveler l’expérience. Alors, de fil en aiguille, j’ai tâtonné. Un 10 km par ci, un 15 km par là. Oh, et puis, allez, tentons le Semi Marathon de Paris… Et l’époque, ce dernier m’avait laissé un sacré souvenir. Déjà parce que ma chérie était venue me faire la surprise en m’attendant à l’arrivée, et puis parce que cette distance m’avait éclaté les jambes. Au point de ne pas arriver à monter un escalier. Trop tard, j’étais lancé. Et ça a été l’escalade, les entraînements, le premier Marathon, le second, l’envie de battre son temps sur chaque distance, et puis 6 marathons plus tard, voici que je prépare mon 7ème, dans quelques jours.

Mais une chose à changé, oui, oui. Maintenant, j’ai un Club.

Bon, si on oublie le Marathon de Rouen, on note quand même une belle progression entre 2015 et 2018 ! Alors avec un club, est-ce que je vais pouvoir aller plus loin dans les résultats ?

 

Un Club Sandwich

Le club de ma ville d’adoption n’ayant pas des horaires très compatibles avec les miens (si tu aimes rentrer chez toi à 20h00, devient médiathécaire), j’ai donc été voir du côté de la ville voisine. Un entraînement le Mercredi soir et deux le week-end, à savoir le samedi et le dimanche matin : c’était déjà plus jouable.

Je ne sais pas trop ce qui m’a finalement poussé, parce que la question se posait depuis un petit moment. Peut-être le confinement, la fermeture des salles de sport et l’envie de reprendre une activité régulière m’ont convaincu… Je ne sais plus.

Bon, bah, hein, je regrette pas.

 

Motivations et amitiés

Depuis Octobre 2020, malgré les confinements, les interdictions de sortir et tout le tintouin, j’ai pu trouver un rythme de course, rencontrer des gens formidoubles, et progresser pas mal. Et ça, c’est vraiment sympa. S’entraîner seul, ça va deux minutes, mais quand tu trouves des gens de ton niveau, avec qui tu te tires la bourre, que plusieurs coachs t’entraînent et que tu vois rapidement la progression, c’est bien mieux. J’ai appris nombre de choses, sur moi, et sur la course à pied, dans ses aspects techniques. J’ai rencontré des profils différents, découverts des spots supers sympas près de chez moi, que je n’aurai jamais arpenté tout seul.

J’ai couru sous la pluie, sous la neige, fiévreux, j’ai enfin décidé de m’inscrire sur la très bonne application Strava, sorte de réseau social des coureurs, qui m’a encore plus donné la niaque. J’ai pu voir des gens autres que ma copine, mes enfants et mes collègues (que j’adore hein), ce qui a été salvateur pour ne pas péter un câble pendant cette période chelou qu’ont été les différents confinements.

Course à pied rime avec amitié et solidarité (et doigts dans le nez)

 

Et me voilà, ma petite Josette, en train de préparer mon 7ème marathon, mine de rien, avec celui de Paris, qui arrive le 17 Octobre. Alors, j’ai pris quelques années depuis mon meilleur Marathon (Genève en 3h36 en 2018) et je sais que je ne battrai pas mon record cette fois-ci. Ce n’est d’ailleurs pas le but. Mais je compte bien observer attentivement si la minutieuse préparation proposée par mon coach, et que nous avons suivi avec les autres membres du club qui faisons aussi la course, va porter ses fruits. Et l’année prochaine, je caresse l’espoir de m’inscrire à un marathon plus roulant que celui de Paris, et peut-être passer sous la barre des 3h30 ? Hein ? Oui ?

Bref, si jamais tu cours un peu, beaucoup, passionnément, ou que tu aimerais t’y mettre, je ne peux que te conseiller de te diriger vers le club d’athlétisme de ta ville (ou ta ville voisine). Pour une poignée de pain, tu vas rencontrer des gens avec qui courir et rigoler, des coachs qui se plient en quatre pour toi, et en savoir plus sur toi, et ton plaisir de courir. J’ai du dépenser 150 euros la première année, et je pense que c’étaient les 150 brouzoufs les mieux investis depuis longtemps.

Allez Josette, je te laisse. Mets tes chaussures, ton t-shirt de stretching d’il y a 12 ans, et va courir un peu !


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