Guillaume Farley – En guise de bonjour

Ici, tu le sais mon petit canard, on parle souvent de trucs genre jeux-vidéo, livre, mangas, ciné, et aussi (et surtout peut-être ?) musique.

Je vous en parlais il y a quelques semaines, j’ai découvert cette année un artiste, Guillaume Farley, et c’est vraiment mon coup de coeur du moment. J’avais parlé rapidement des circonstances de cette découverte, lors d’un concert de Richard Gotainer, en première partie. J’avais alors acheté son maxi.

Depuis ? Depuis et bien je me suis procuré son album : En guise de bonjour et j’ai eu la chance de pouvoir le voir, avec son groupe, Les Dramatiks, sur scène, au Sentier des Halles, à Paris. De quoi confirmer, ou pas, mes premières impressions ?

Ce qui me plait déjà, c’est l’artiste en lui-même. Je sais pas si c’est son allure, sa voix, ou bien son style mais il dégage quelque chose. Pas une aura incroyable, un charisme démesuré, non… mais quelque chose de généreux : Ce type a l’air gentil.

En écoutant ses morceaux, confirmation est faite. Pas de violence, pas d’explosion de mots, pas de chanson revancharde, pas de haine envers la société. Il nous raconte des histoires, un univers bien à lui, sympathique bien que parfois étrange. On y parle d’amour aussi, de soirées improbables, de situations originales. Avec ce que je rabâche toujours, mais qui me tient vraiment à cœur, ce mélange bien dosé d’humour et de sérieux, comme seuls savent le faire les grands artistes.

En parlant de grands artistes, faut savoir que le petit Guillaume a été le guitariste ou le bassiste de pas mal de pointures : Richard Gotainer, Youssou N’dour, Juan Rozoff, Faudel, Amel Bent, Sapho (que j’ai eu la chance d’accueillir au boulot, dans le cadre du festival Achères Poétique), Albert Magister, Booster, Matthieu Chedid etc. J’ai d’ailleurs découvert qu’il aimait bien Oldelaf et qu’il avait fait une première partie du groupe Volo (et là je me mets tout nu et je danse, oui, tu me connais). Enfin bref, les grands esprits se rencontrent.

Bref, le monsieur a de l’expérience, et pourtant il n’est pas bien vieux. Pourtant, ça se voit… ou plutôt, ça s’entend : y a du niveau. Que ce soit à la gratte, à la basse (il slappe bien le salaud) et à la voix. Une voix qui n’a rien d’exceptionnel, à première écoute, mais qui pourtant, est d’une simplicité telle que ,justement, je l’a trouve parfaite. Etrangement, les morceaux de l’album, En Guise de Bonjour, ont beaucoup de sonorités issus de la musique noire américaine. Enfin, pas si étonnant que ça lorsqu’on voit avec qui Guillaume Farley a collaboré. Soul, Funk se mélangent parfois à des morceaux résolument pop. « Variété » je dirais même, et pour moi ça n’a rien d’un gros mot.

Ce que j’adore chez Farley, c’est donc ce mélange improbable entre des moments où il part dans des délires d’onomatopées « doubidouba » et où ils enchaînent ensuite avec de jolis choeurs ultra bien ficelés. Car l’album est propre, sans bavure. Chaque instru est à sa place, les polyphonies sont parfaites, à la limite de ressembler à celles de Queen, la voix du chanteur est simple et épurée, comme je les aime, sans fioriture, mais pleine de souffle, bref, c’est vraiment bon.

Bien sûr, tu me connais bien petit lecteur, je ne suis pas avare en critiques. Au rayon des points négatifs ? Bah j’ai beau me creuser la tête, je ne trouve pas grand chose. Certains morceaux, selon moi, ne prennent pas. Si des titres comme J’étais le Premier sont excellents (rythme sympa, mélodie qu’on retient, sujet original et bien traité), d’autres, comme Le Soir je Sombre ou Prendre la Fuite me paraissent moins originaux. Des chansons peut-être plus intimistes, qui trouveront écho chez d’autres fans, mais pas chez moi. Je sais à quel point il est important pourtant de partager ses émotions quand on compose, mais là, je les trouve un peu en deçà du reste.

Concernant les pépites, je ne vais pas tous les citer, mais je pense juste à La pêche est bonne, qui est un délire un peu obscure (je ne pense pas avoir saisi tout le sel de l’histoire) mais que j’apprécie beaucoup ainsi qu’à Pour que la Paix règne, un bon tube funky, mélangeant refrain un tantinet sérieux, avec des couplets venus de l’hyper espace, et ça, ça me fait rire et j’aime bien, t’entends ?

Je pourrais m’étendre beaucoup sur ce Monsieur (et son groupe avec lequel il jouait sur scène, les Dramatiks, excellent niveau, où l’on retrouve, si je ne me trompe, le batteur actuel de Gotainer) et vous parler encore longtemps de son style éclectique, de cette zic accrocheuse. Certains passeront à côté. Faut dire que les bons musicos sont nombreux. Moi, j’ai été séduit par le personnage et par son univers. Toi, peut-être pas. Je m’en fou, je t’en parle quand même.

Pour l’instant, pas d’actualité scénique imminente, mais je ne manquerai pas de vous avertir s’il joue bientôt. En attendant, vous pouvez découvrir ses morceaux gratuitement ici, sur son site. Mais si vous aimez, surtout, comme moi, courrez acheter son album.

Sérieux, c’est bien. CaliKen aproval ! Tiens, une petite vidéo teaser de l’artiste, avec la voix de Bruno Salomone, que j’ai pu croiser à son dernier concert (un pote à lui apparemment. La classe, ce mec a vraiment des amis stylés)

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