Oculus Rift : Le futur au bout des yeux

Sans titre

Wiimote, Kinect ou encore Playstation Move… Voici les innovations de ces dernières années proposées par l’industrie console en matière de gameplay (en dehors de la manette classique). Le motion gaming, car tel est son nom, consiste à bouger devant sa télé, et la console retranscrit nos mouvements, avec plus ou moins de fidélité. Souvent moins que plus, d’ailleurs.

Personnellement, hormis lors des débuts de la Wii, je n’ai jamais pu blairer le motion gaming. Et ceci pour une raison principale : en gesticulant devant sa télé, on prend conscience de son corps chez soit, dans la réalité. L’immersion est donc totalement absente, puisqu’on se focalise surtout sur nos mouvements, qui plus est, sans retour de force (si je tape un ennemi, je ne sens pas de résistance). Et l’immersion, du moins pour CaliKen, c’est supra important.

Je me disais donc que l’équipe gagnante Console + Manette + Ecran de TV resterait, pendant des décennies au moins, le standard du joueur de jeu vidéosse lambda.

Mais ça, c’était avant

« Avant, j’avais un regard coquin, mais ça, c’était avant »

Oui. Avant. Avant que je ne découvre le projet Oculus Rift. Avant que je ne commence à comprendre que ledit projet était en bonne voie. Avant que les médias commencent à en parler de plus en plus fréquemment. Avant son rachat (discutable, c’est vrai) par Facebook.

Donc là, tout de suite, je vais te dire pourquoi l’Oculus Rift m’excite le kiki, et pourquoi il risque de révolutionner beaucoup de choses et pas que le jeu vidéo !

Un peu d’immersion ? Oui s’il vous please.

Dièse la blague.

On ne va pas tourner autour du pot. Mettre un casque sur la tête, se retrouver dans son jeu vidéal préféré, être DANS le jeu, quand on tourne la tête, s’affranchir de l’écran, de la distance qui nous sépare de lui, ne plus voir aucun élément du réel : ça fait flipper et en même temps, ça fait rêver. Du moins ça a toujours été un rêve pour moi. Je me souviens de ces longues soirées d’hiver à me rapprocher de l’écran, à m’imaginer être le personnage, m’imprégner de l’atmosphère d’un jeu, bref ETRE DEDANS.

Voilà, l’Oculus Rift, c’est ça.

Et en plus ça marche.

Je ne l’ai pas encore testé (mais si tu veux m’envoyer une version presse baby, je suis plutôt d’accord), mais tous les avis se rejoignent : le concept fonctionne. Parce que, on va pas se leurrer, la notion de Réalité Virtuelle (tel est le nom) ne date pas d’hier. Les années 80, les films fous de l’époque, (qui a dit Tron ?) les essais de Nintendo avec le Virtual Boy, ce concept de console sympa que tu mets sur la tête mais qui fut un four monumental (en grande partie parce que les jeux étaient en rouge sur fond noir et pétaient les yeux), tous ces fantasmes existent depuis belle lurette. En ce qui concerne le Virtual Boy, j’ai testé, c’est vraiment sympa, mais tu sens que ta rétine va exploser si tu y joues plus de vingt minutes. Là où l’Oculus fait très fort, c’est qu’il arrive à diminuer au maximum le temps de latence existant entre le moment où tu tournes la tête, et le moment où l’accessoire comprend que tu as tourné ta tête et bouge la caméra en fonction du déplacement. Si ce laps de temps est trop élevé, la crédibilité de l’immersion diminue et l’envie de vomir augmente… Hors, apparemment, les concepteurs de l’Oculus ont réussi à bosser sur ce point, bien que les nausées apparaissent tout de même selon les utilisateurs…

On pourrait discuter des différents accessoires liés à l’Oculus comme ces étonnants tapis de marche qui donnent l’impression de marcher réellement dans le jeu. Mais une simple « manette de jeu vidéo » combinée à notre petite trouvaille me semble, dans un premier temps, une situation amplement suffisante.

Putain j’suis dans l’jeu !

Allez tous vous faire Oculus

Maintenant, il ne nous reste plus qu’à attendre et à laisser les développeurs faire leur boulot. Chaque joueur a son style de jeu préféré, et je peux comprendre que le concept n’intéresse pas tout le monde. En ce qui me concerne, ce n’est pas le cas : JE VEUX cet accessoire, et je suis persuadé qu’il va révolutionner le monde du jeu vidéo, en témoigne Sony qui travaille sur un projet similaire : Morpheus. Mais au delà du fait que l’immersion va s’en trouver grandie (j’imagine ces échappées sauvages dans un GTA ou un Elder Scroll et je frissonne déjà) c’est tout un pan de notre société qui va se trouver touchée par ce phénomène. L’acquisition du projet par Facebook a-t-elle changé l’évolution de tout ça, en bien, en mal, l’a-t-elle accélérée ? Je ne suis pas assez expert pour répondre à cette question, ce que je sais, c’est qu’un jour, on fera ses réunions de boulots non pas par Skype mais en mode Oculus Rift, qu’on décidera de faire le meeting du jour dans un bureau en verre au dessus des chutes du Niagara avec des avatars ultra réalistes de nos collègues de bureau, qu’on ira sur YouCulusPorn et qu’on fera des bisous à Lexi Bell en réalité virtuelle, et qu’on pourra communiquer avec une personne à l’autre bout du monde en ayant l’impression qu’elle est devant nous. Et pis aussi, Denise, imagine un peu les films d’animation en réalité virtuelle !

Étrange, déstabilisant, bon ou mauvais, je reste sceptique, mais je ne peux m’empêcher d’être séduit…

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *