Grands moments du Jeu vidéo : Zelda Ocarina of Time

Le dernier donjon, une tour, impressionnante, d’où parviennent de violentes notes plaquées sur un orgue de cathédrale. Notre seul but, aller affronter le big méchant du jeu : Ganondorf, qui nous attend tout en haut. Quelques combats, mais surtout, des escaliers, encore et toujours, à n’en plus savoir quoi faire, et cette musique, cet orgue qui crie de plus en plus fort, à mesure que l’on monte les marches.

Link, le héros, ouvre la porte. Scène légendaire du jeu vidéal, mise en abîme musicale foutrement bien foutue : La musique que l’on entendait était celle jouée par Ganondorf. On le voit de dos jouer violemment sur son orgue. Cette scène apporte beaucoup au personnage. Non, il ne s’agit pas une fois encore d’un monstre idiot qui veut conquérir le monde, d’un méchant monomaniaque kidnappeur de princesses… Pourtant, si, il l’est bien, mais… On sent le génie, le seul homme d’une tribu de femme, le sorcier puissant, seul contre tous, mauvais, intelligent, et donc, mélomane… La musique s’arrête, Ganondorf se retourne, rire ténébreux, mouvement de cape. Tout est là, sauf la musique. Le silence après la montée en flèche de la mélodie jouée à l’orgue. Le calme avant la tempête, l’affrontement final, explosif, riche en rebondissements.

Zelda Ocarina of Time sur 3DS m’a rappelé à quel point on pouvait fantasmer sur certains jeux un peu ancien. Aucun donjon ne m’a paru insurmontable, j’ai pris un peu moins de plaisir à gambader dans Hyrule et à glander dans les villages, effectuer les quêtes secondaires, comme je l’avais fait lors de sa sortie, plus de dix ans en arrière.

Mais cette dernière scène, ce prélude à un affrontement génialissime, a gardé tout son piquant, tout son génie. Un véritable moment culte que je n’oublierai jamais.

 

 

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