Damn dis-moi, repompage de repompage.

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Alors que Christine and the Queens prépare un nouvel album, pour mi-septembre, un mini drama envahit notre si valorisant Internet.

La boucle est bouclée

Après son succès aux Victoires de la Musique 2015, la chanteuse Christine and the Queens (un nom de groupe pour une personne, merci l’ego), que l’on doit désormais nommer Chris, a pu briller au grand jour, notamment grâce à Chaleur Humaine, un album vraiment pas dégueulasse. Chanteuse influencée en partie par Michael Jackson, que ce soit dans la diction mais aussi les pas de danse, Chris a apporté un vent d’electro pop assez frais en France, bien que, nous en conviendront, elle ne fut point la seule à le faire.

Quelques années plus tard, la revoilà avec un nouveau look la faisant malheureusement plus ressembler à Valérie Lemercier qu’au garçon manqué qu’elle semble vouloir être et un album éponyme, Chris, bientôt dans les bacs. Le tout, accompagné de quelques titres bien choisis, dont celui-ci : Damn dis-moi.

 

Oh, quelle originalité : de l’electro-pop-nostalgico-80’s avec une chorégraphie qui me rappelle vaguement West Side Story. Non, en vrai, j’aime bien. Le souci, et l’origine de la tempête dans ce grand verre d’eau de merde c’est que le thème principal du clavier que l’on entend, repris lourdement par le refrain qui se superpose totalement dessus, n’est autre qu’une boucle disponible sur Pro Logic, le logiciel de MAO bien connu des musicos.

Légalement, la boucle est libre de droit. On peut faire ce qu’on veut avec, notamment une chanson. Éthiquement, utiliser une boucle pour composer, pourquoi pas (à titre perso, et bien plus modeste bien entendu, je l’ai fait, le plus discrètement possible, sur certaines compos pour des parties instrumentales que je ne savais pas faire), mais là, il s’agit de faire tourner tout un tube sur UNE boucle, la répéter à l’infini et reprendre le refrain avec. Tout en se faisant des sous. Hein. L’argent, l’argent… le nerf de la guerre, et le point central à tous nos problèmes, je n’en démordrai pas.

L’Obs en a fait une petite vidéo résumant parfaitement la situation.

 

Plagiat ou pas ?

Doit-on s’offusquer de ce plagiat ? Je te laisse avec ta conscience, ma petite Marie-Claude. Perso, en vrai, j’ai assez peu de foi en l’humanité la musique commerciale actuelle pour m’en foutre royalement. Le morceau est bon, il reste dans la tête, Chris chante bien, la choré est sympa. Voilà tout.

Alors pourquoi prendre la peine d’en faire un article alors, tête de gland ?

Simplement parce que si beaucoup de personnes ont hurlé sur les toits qu’il s’agissait d’une boucle de Pro Logic, beaucoup moins ont trouvé l’origine même de la boucle en question. Et là, question nostalgie et ridicule, vous allez être servis les amis, puisque cette boucle n’est rien d’autre qu’une partie du générique de l’extraordinaire série Rick Hunter.

 

 

Voilà voilà

Voilà les gens. Amis du bon goût, bonsoir. Alors oui, il s’agit d’une phrase musicale très simple, et personne ne peut vraiment se targuer d’en avoir la paternité. Mais cette phrase, cette rythmique et ce petit son de clavier rétro, cette odeur de moquette et de cigarette froide venue des années 80, sont bien uniques.

Je suis heureux d’avoir pu rétablir l’ordre des choses et ramener le débat internautique au niveau qu’il a toujours été. Celui des pâquerettes. 

Allez, si vous voulez écouter autre chose de rétro qui vous parlera peut-être un peu plus, de vraiment rigolo et qui traite justement du plagiat d’une chanson, il y a Me And Michael, du groupe MGMT. Mais loin de moi la pédanterie de vous dire que c’est bien mieux.

Écoutez. C’est bien mieux.


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